Point de vue d’un Amazigh

Depuis les années soixante, nos programmes scolaires et nos médias focalisent l’attention et l’intérêt des Amazighs sur la cause, la langue, l’histoire, la religion, la culture et la civilisation des arabes et font même d’eux nos ancêtres à la manière dont les colons français faisaient des gaulois les ancêtres des algériens.

Ils occultent tout ce qui nous appartient de propre et contrôlent de près chacun d’entre nous. Rien n’est laissé au hasard.

Un Amazigh est plus sensible, par son éducation arabe et islamique acquise, à ce qui se passe à Gasa qu’au Nord Mali, juste à la porte de sa maison , chez ses sœurs et frères de sang Touaregs que les arabes, les occidentaux et les africains noirs vont bientôt exterminer ou faire de nouveau soumettre au régime noir raciste et chien de garde de la France coloniale d’hier et d’aujourd’hui sous prétexte de combattre les terroristes d’Aqmi, d’Al qaida et d’Ansan eddine qui ne sont en réalité que des soldats algériens ou marocains en civil et des mercenaires de tous bords financés par les pays du Golf , y compris des traitres amazighs touaregs, car c’est difficile de faire admettre qu’ils veulent en réalité tuer dans l’œuf le jeune Etat laïc amazigh des Touaregs d’Azawad .

C’est extrêmement dangereux pour la France coloniale et les régimes arabes des pays de l’Afrique du Nord qui dominent les amazighs majoritaires par la force des armes et leur sinistre religion.

Les régions amazighes sont laissées exprès pour compte pour obliger les habitants à l’immigration ou à l’exode vers les bidonvilles où ils sont obligatoirement arabisés et orientalisés au point où , à partir déjà de la deuxième génération, certains perdent complètement leur identité.

Un ami qui a immigré en Allemagne dans les années cinquante s’est marié avec une Allemande et a eu avec elle un garçon et une fille. Il est resté en Allemagne jusqu’à sa retraite où il a laissé sa femme et ses enfants devenus adultes et allemands.

Il a trimé toute sa vie pour élever ses enfants auxquels il a même ajouté un neveu devenu juge en Allemagne et pour construire une énorme maison avec plusieurs appartements, une véritable pyramide où il vit seul, face à lui-même comme un naufragé sur une île déserte .

Il entretient aussi la vieille maison de ses parents et de son enfance également vide.

Je lui ai toujours répété que moi aussi, qui n’ai jamais quitté mon pays et qui me suis toujours attaché à mon village où j’ai construit la maison de mes rêves , je me sens exactement comme lui.

Je suis obligé de garder mon appartement de location en ville car au moment où je trimais pour construire une belle maison pour mes enfants et moi-même pour mes vieux jours sur la terre sacrée de mes ancêtres , je croyais que l’Etat que je supposais être le mien , allait me suivre et construire les infrastructures nécessaires pour nous rendre la vie agréable .

Je ne savais pas qu’en tant qu’amazigh, j’avais seulement le devoir de travailler pour le bien être des arabes , de payer des impôts et de sacrifier ma vie s’il le faut pour défendre « mon » pays.

En tant qu’Amazigh , je n’ai aucun droit et je ne suis pas un citoyen ni même un sujet au même titre qu’un marocain arabe victime de l’erreur historique de mes ancêtres qui se sont convertis successivement au judaïsme, au christianisme et à L’Islam.

Nous sommes tous trahis par les anciens et les nouveaux colons. Les français et les arabes à leur suite ont placé exprès les routes et les grands projets loin des tribus amazighes qui ont résisté à la colonisation .

Ils ont encouragé exprès l’exode et l’immigration des amazighs pour les diluer dans des communautés arabes et européennes.

Les descendants arabisés des Amazighs sont nos pires ennemis. Nos fanatiques amazighs sont pires que les juifs, les chrétiens et les musulmans.

Quand un amazigh demande de l’aide à un juif, à un chrétien ou à un musulman, la première condition qu’il lui impose c’est de se convertir à sa religion différente en apparence mais appartenant toutes aux descendants d’Abraham l’inventeur du dieu unique, source de tous les malheurs de l’Humanité depuis des siècles et encore de nos jours .

Les Amazighs sont désormais divisés en trois groupes :

1/a)Il y a celles et ceux pour qui profitent le colonialisme et la dictature riches ou pauvres , un notable commerçant ou un talb qui maîtrise la langue arabe et adopte la religion de l’occupant.

b)Il y a celles et ceux majoritaires qui sont handicapés par l’analphabétisme, la misère et la répression et réduits irréversiblement au stade animal.

2/Il y a celles et ceux qui préconisent de militer pour la cause amazighe d’une manière démocratique de l’intérieur, dans sa famille, son travail , les associations, les syndicats, les organisations non gouvernementales, les communes , le parlement et le gouvernement.

C’est ce que nous avons fait en vain pour ma génération depuis l’indépendance de nos pays respectifs.

Les Amazighs qui ont immigré en Europe ont réussi à gravir les échelons et à faire connaitre et imposer leur identité et culture amazighes.

Malheureusement, la maudite religion des colons arabo-musulmans de l’Afrique du Nord les a vite rattrapés et stigmatisés aux yeux des occidentaux en les mettant dans le même panier que les arabes terroristes.

3/Il y a celles et ceux qui préconisent désormais la lutte armée à la manière des Kurdes et des Basques pour leur libération tout en laissant la porte ouverte aux négociations pour l’établissement d’une constitution par une assemblée constituante qui garantit le port d’armes comme nos ancêtres, la vraie garantie de l’application et du respect de cette constitution .

Si nos parents portaient des couteaux, « koumiya » amazighe , ce n’était pas pour le décor mais pour leur défense.

Nous avons le droit de porter comme eux les armes modernes de notre temps en femmes et hommes libres et civilisés.

Ce sont les dictateurs qui désarment le peuple et le réduisent à un seul individu inculte, impuissant, maîtrisable et corvéable à merci.

Partout où il y a de vraies démocraties, le port d’arme est autorisé.

On peut distinguer l’amazighité inconsciente de la majorité droguée par l’ignorance , la religion des occupants successifs ou la misère et l’oppression et l’amazighité consciente et vigilante d’une minorité instruite et résistante au lavage des cerveaux et au dressage que lui ont fait subir les occupants successifs pendant des siècles.

Personnellement, je suis pour la résistance armée où nous pouvons compter uniquement sur les progressistes et les libres penseurs de l’Occident et sur les pays en dehors de l’empire des religions monothéistes juive, chrétienne et musulmane sans distinction unies malgré les apparences par le dieu unique de leur ancêtre commun Abraham le juif .

Auteur: Mohammed Hifad
Date : 2012-11-18 20:53:00

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APPELONS NOUS Tamasheq et non Tuareg

Chers frères et sœurs Tamasheq notre communauté se trouve aujourd’hui au carrefour de sa destinée, de son futur. Ce futur il peut être brillant, et nous permettre de faire renaitre notre si belle et ancienne culture. Ce futur il peut également être très sombre et mener à la disparition de notre culture.

 

 

 

Face à tous les dangers …

Chers frères et sœurs nous sommes tous conscients de certains dangers qui nous guettent. La survie de notre culture fut mise en cause le jour où la France à coloniser l’ensemble du pays Tamasheq. Elle fut également mise en cause le jour où il a été décidé que le pays Tamasheq sera partagé entre cinq états et que les Tamasheq seront minoritaire démographiquement, culturellement, politiquement, et économiquement. Elle est également mise en cause par l’exploitation des ressources naturelles dont regorgent notre sol comme l’or, le pétrole, et l’uranium entre autres mais aussi son emplacement géostratégique en tant que pont entre le Maghreb et l’Afrique Sub-saharienne. Aussi, est elle mise en cause et continuera d’être mise en cause par la présence des anciens terroristes du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) aujourd’hui appelé Al Qaeda au Maghreb Islamique et qui opère en partie sur nos terres.

 

… l’Unité véritable comme seul salut …

 

Chers frères et sœurs nous sommes convaincus que le seul moyen de traverser avec succès ce carrefour sera au travers de l’unité de l’ensemble de la communauté. Rappelons-nous de ces mots sages de Kaocen Ag Mohamed, grand résistant Tamasheq contre la colonisation Française qui nous indiquait que jamais un non Tamasheq ne nous aimera au point de nous créer un quelconque futur et que l’unité est notre seul salut. Chers frères et sœurs c’est cette unité qui fera de nous un lion et non plus une souris.

 

Ne nous trompons pas, cette véritable unité ne naitra pas du jour au lendemain. Cette véritable unité sera difficile à atteindre tant la division est profonde au sein de notre société. Mais chers frères et sœurs, pour notre communauté, pour notre culture nous ne devons épargner aucune énergie. Nous nous permettons de mettre en exergue cette fable de La Fontaine dite ‘Le Laboureur et ses enfants’ :

 

Travaillez, prenez de la peine :

 

C’est le fonds qui manque le moins.

 

Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,

 

Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.

 

Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage

 

Que nous ont laissé nos parents.

 

Un trésor est caché dedans.

 

Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage

 

Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.

 

Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.

 

Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place

 

Où la main ne passe et repasse.

 

Le père mort, les fils vous retournent le champ

 

Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an

 

Il en rapporta davantage.

 

D’argent, point de caché. Mais le père fut sage

 

De leur montrer avant sa mort

 

Que le travail est un trésor.

 

Chers frères et sœurs ce travail c’est l’ensemble des nobles œuvres qu’on entreprendra afin d’aboutir au trésor qu’est l’unité de la jeunesse Tamasheq. Creusons, fouillons, bêchons toutes ces chaudes dunes de sable de notre désert que nous ne vendrons pour rien au monde; ne laissons nulle place où la main ne passe et repasse. C’est seulement après cela que nous pourrons trouver ce trésor que les générations précédentes n’ont pu trouver.

 

Chers frères et sœurs c’est cette unité et seulement cette unité qui nous permettra de prendre notre destin en main et d’éviter la disparition de la culture Tamasheq.

 

CTU-Tumast est convaincue que prendre notre destin en main veut dire écrire notre propre histoire. Prendre notre destin en main veut dire nous présenter au monde entier de la manière que nous jugeons la plus appropriée. Nous avons acquis la certitude selon laquelle la première étape de l’établissement cette identité propre consiste à ce qu’on soit identifier dans le monde entier sous le nom de Tamasheq et non de Tuareg.

 

… l’auto-identification comme pierre angulaire

 

Entre nous, nous ne nous appelons jamais Tuareg. Nous nous appelons toujours ‘Kal Tamasheq.’ Par conséquent, le nom Tuareg nous est étranger. Comment souhaitons-nous être identifié avec honneur lorsque nous laissons aux autres le soin de dire qui nous sommes ?

 

A travers nos recherches, il nous est apparu qu’une origine précise n’est pas attribuée au mot Tuareg. Certains disent qu’il vient de l’arabe ‘Tawariq’ qui signifierait ‘abandonner de Dieu.’ Pour d’autres, le nom vient de la ville libyenne ‘Targa’ dans l’actuel Fezzan dont nous serions originaires. Enfin pour certains chercheurs, ce nom nous vient d’un de nos ancêtres et brave guerrier.

 

Chers frères et sœurs nous remarquons que dans tous ces cas ce nom de Tuareg ne nous appartient pas. Nous invitons donc l’ensemble de la jeunesse Tamasheq à joindre nos forces afin de demander au monde entier de se référer dorénavant à nous comme ‘Tamasheq’ et non comme ‘Tuareg,’ ‘Touareg’ ou ‘Tawariq.’ Nous nous sommes uniquement limités à Tamasheq parce que nous reconnaissons les difficultés que peuvent rencontrer les peuples du monde en nous appelant ‘Ou Tamasheq’, ‘Kal Tamasheq’, ‘Walet Tamasheq’ ou encore ‘Chat Tamasheq’ selon les circonstances. Vu que le Chinois parle le Chinois, et l’Anglais parle l’Anglais, nous concevons que la langue Tamasheq puisse également être parlée par un Tamasheq.

 

Notre appellation de Tamasheq ne changera pas en fonction du genre ou du nombre. Ceci voudra dire que le féminin, masculin, le singulier ou le pluriel de Tamasheq seront tous Tamasheq.

 

Rien n’est impossible

 

Chers frères et sœurs nous sommes conscient de la difficulté que sera l’utilisation de Tamasheq en lieu et place de Tuareg dans le monde entier. Cependant, nous avons aussi la haute conviction selon laquelle rien n’est impossible et que seul le ciel est la limite. Par conséquent, nous lançons un appel solennel à la jeunesse Tamasheq de nous rejoindre et de remplacer le mot Tuareg par le mot Tamasheq. Nous sommes convaincus qu’il n’est pas assez tard de faire un tel changement car il n’est jamais assez tard pour rétablir une vérité noble et historique.

 

Dès que la jeunesse aura adopté cette appellation, nous commencerons une campagne de communication, traduite dans toutes les langues officielles du monde, qui sera dirigée vers tous les pays à l’attention des décideurs politiques, des media, des instituts de recherches et de publications ainsi qu’aux autres supports publics.

 

Chers frères et sœurs, encore, rien n’est impossible lorsque nous creusons, fouillons, bêchons toutes les chaudes dunes de sable de notre désert que nous ne vendrons pour rien au monde

 

 

 

Appel Urgent de l’Association des Refugiés & Victimes de la Répression de l’AZAWAD

 Comité international de la Croix Rouge

– Fédération internationale des croix rouges et croissants rouges,

– Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés,

– Toutes organisations humanitaires gouvernementales ou non gouvernementales,

– Chancellerie

– Hommes et femmes humanistes…

Mesdames, Messieurs,

Les affrontements entre les combattants de l’AZAWAD et l’armée malienne ont conduit plusieurs milliers de personnes à fuir les localités où se déroulent les combats pour se réfugier soit dans les zones désertiques de l’AZAWAD, soit à traverser des frontières internationales.

A ce jour :

– 5000 personnes, exclusivement des femmes, des enfants et des personnes âgées ont franchi la frontière mauritanienne et sont enregistrées dans les localités de Fassala Néré, de Hassi Touil, Aghor et Tinwaguitein.. Ces personnes parties dans l’urgence n’ont presque rien apportées avec elles. Elles viennent s’ajouter à 4500 réfugiés qui sont restées sur place après les évènements des années 90. Les localités de Bassiknou, Nema accueillent au quotidien des familles arrivant isolement. Il en est ainsi de Nouakchott où arrivent d’autres familles.

– 250 familles ont rejoint depuis l’extrême est de l’AZAWAD, les localités de Borj, Tinzawatene, Tamanrasset dans le sud algérien,

– Les localités frontalières du Burkina Faso et aussi du Niger enregistrent des arrivées de plusieurs centaines de personnes parties depuis Ménaka, Adher n’bokar…

– 150 familles touarègues persécutées depuis le Sud du Mali ont rejoint le Burkina Faso, le Maroc et le Niger

– Dans les zones libérées par le mouvement National pour la Libération de l’Azawad, une zone allant de Léré dans la région de Tombouctou vers l’Ouest en allant vers Ménaka, Aguel Hoc, Anderamboukane, Tessalit vers l’Est jusqu’à la frontière Nigérienne et du Burkina, plus de 400.000 personnes en grande partie composées de : Sonrhaïs, de Touaregs, de Peuhls et d’arabes, ces populations sédentaires et nomades sont menacées par un drame humanitaire faute d’approvisionnement.

En effet, suite au conflit, les sources d’approvisionnement qui venaient principalement du Sud ont été coupées, l’ARVRA tire la sonnette d’alarme pour éviter un drame humanitaire qui se profile

L’ARVRA, encore une fois, se mobilise pour atténuer, faute de l’éviter, un drame en vous informant du caractère particulièrement urgent d’une action humanitaire en direction de populations réfugiées dans des zones intérieures dépourvues de tout ou arrivant dans des zones généralement pauvres, souvent enclavées dans une année de déficit pluviométrique avéré.

Porte-parole de l’ARVRA en Europe,

Mamatal Ag Dahmane

Contact : 0033760242979
mamatal.ag.dahmane@gmail.com

s,

BATNA la silicose tue encore

… Les habitants de T’kout, en particulier les tailleurs de pierre, n’espèrent plus rien. Douleur, angoisse, peur, solitude et décès sont devenus le quotidien de ces malheureux, face à ce mal qui s’est abattu sur toute une population : la silicose.

Située à plus de 80 km au sud de la wilaya de Batna, T’kout, au relief accidenté, donne un aspect de ville déshéritée.
Depuis plus d’une quinzaine d’années, la maladie de la silicose fait des ravages chez les jeunes tailleurs de pierres.Le nombre de morts est de plus en plus élevé.
Les jeunes tailleurs de pierres, qui exercent ce métier à haut risque, se déplacent aux quatre coins du pays (Alger, Sétif, Oran, Annaba…) pour travailler à leur compte, dans la majorité des cas, sans protection ou affiliation sociale et, dans la quasi-totalité des cas, sans protection aucune contre la poussière engendrée par la taille des pierres (la silice), activité qui nécessite un matériel de protection adéquat (cabines ventilées, tronçonneuse équipée d’un système d’abattage de la poussière à l’humidité). Aujourd’hui, on compte 63 décès, rien que dans le chef-lieu de la commune et 10 dans les agglomérations limitrophes. Pas moins de 32 femmes se sont retrouvées veuves avant même d’entamer la trentaine et 75 enfants deviennent orphelins du jour au lendemain. Pis, ces derniers ne bénéficient d’aucune indemnité, car les artisans tailleurs, de leur vivant, exerçaient leur métier sans aucune couverture sociale ni affiliation (embauchés au noir) ni d’aucune autre forme d’aide de l’état. Aussi bien les tailleurs de pierres que leurs familles considèrent cette forme d’indifférence des autorités comme une ultime punition à titre posthume.
“Mon mari travaillait pour subvenir aux besoins de la famille, il est resté des années durant en chômage, il y avait des jours où l’on n’avait pas de quoi acheter un sachet de lait. Aujourd’hui qu’il n’est plus de ce monde, on lui reproche d’avoir travaillé au noir, mais on ne fait rien contre ceux qui l’ont exploité et qui continuent à le faire avec d’autres jeunes hommes”, nous dira une jeune veuve et mère de trois enfants en bas âge. Au village, on parle de hauts responsables et même de députés de la région, qui ont construit des villas à la pierre taillée et qui ont embauché au noir des jeunes de T’kout, dont certains sont morts.

Verront-ils un jour  le bout du tunnel ?
A la direction de la santé publique de Batna, ce dossier de la silicose et des tailleurs de pierres de T’kout est considéré comme lourd et sensible, mais n’avance pas pour autant. Interrogé à ce sujet, le docteur Abdesselam dira : “Il est temps de faire une approche multidisciplinaire, pour la simple raison que ce souci est à la fois médical, social et professionnel… Il y a plus de 925 tailleurs de pierres recensés et hélas ! ce sont des malades potentiels, il n’est plus possible de parler uniquement de sensibilisation et de vulgarisation, car le mal est fait, nous avons du travail en aval et en amont. Puisque la maladie est incurable, il faut s’attendre à d’autres décès (hélas !). Bien sûr, il faut penser à la prise en charge des malades et leur suivi. Par contre, les familles (veuves et orphelins) des victimes de cette maladie formulent d’autres exigences, qui ne relèvent pas du secteur de la santé, en l’occurrence les indemnisations.C’est pour cette raison que je vous parle d’une approche pluridisciplinaire.”
Des journées d’études ou de sensibilisation, les conférences des spécialistes, selon les propos des proches des victimes et des malades alités (sous oxygène), n’intéressent plus personne, car ce n’est d’aucune utilité.Pis encore, une perte de temps et d’argent, toujours selon nos interlocuteurs. Côté juridique, le dossier semble tituber sans réelle avancée.
“Le décret exécutif n°10-201 du 30 août 2010, relatif aux mesures particulières de prévention et de protection des risques liés aux travaux de taillage et de polissage des pierres, promulgué et publié au Journal officiel n°51 de septembre 2010, n’a pas traité l’approche sociale et matérielle revendiquée par les familles des victimes de la silicose”, nous dit maître Koceila Zerguine (avocat à la cour de Annaba et membre du conseil national de la LADDH (Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme).
“A la LADDH, nous comptons très prochainement demander une audience auprès de l’APN (Assemblée populaire nationale) pour proposer la création d’une caisse nationale qui porte une aide sociale et matérielle aux ayants droit des tailleurs de pierres (veuves et orphelins) de T’kout et de ses environs. Par ailleurs, nous organiserons une caravane de solidarité au profit des victimes des tailleurs de pierres, probablement au mois de janvier prochain. Annaba sera le point de départ de la caravane”, dira notre interlocuteur, concernant les futures démarches de la LADDH.
Rachid HAMATOU

Les enfants se voient en peinture

Les enfants et adolescents algériens, âgés de 4 à 16 ans, peuvent s’inscrire à un concours artistique et pictural leur permettant de participer à une exposition internationale où les meilleures œuvres seront primées.

L’exposition internationale des Beaux-Arts des enfants Lidice (39e édition) sera inaugurée en mai 2011.
Cette exposition est connue des jeunes auteurs et de leurs enseignants, non seulement en République tchèque mais à travers le monde entier. Chaque année, les enfants de plusieurs pays y participent avec leurs travaux d’art.
L’exposition, comme son nom l’indique, est organisée pour commémorer les assassinats des enfants commis par les nazis dans le village tchèque de Lidice en 1942. Le thème de la 39e édition est : «C’est là que j’habite, c’est moi»
Il peut être interprété de plusieurs façons : «Mon pays et ses intérêts et particularités naturelles, architecturales et historiques», «Les monuments de mon pays répertoriés par l’Unesco», «La ville, le village où je vis et que j’aime» , «Ma maison, le lieu où ma famille habite» et «Ma chambre, mon royaume».Ce concours est ouvert aux enfants âgés de 4 à 16 ans. Sont acceptés les peintures, les graphiques, les sculptures, les poteries, les travaux de matériaux quelconques et également les photographies. Le format maximum des travaux est de 70×50 cm.

Prix et récompenses

Le nombre des travaux est illimité. Il est demandé à ce que les coordonnées des participants soient lisibles et écrites en lettres romaines majuscules directement sur le revers des travaux.Il faudra mettre le nom, le prénom, l’âge, l’adresse postale et l’adresse e-mail.
Les travaux doivent être remis au plus tard le 22 février 2011 au niveau de l’ambassade de la République tchèque à Alger, sise au 3, chemin du Ziryab-Alger. Ils seront jugés en République tchèque par un groupe d’experts au début du mois d’avril.
Les meilleurs travaux seront récompensés de la médaille commémorative «Rose de Lidice» et seront exposés  dans la galerie Lidice. Les prix octroyés aux enfants algériens seront remis par l’ambassadeur tchèque en Algérie en octobre 2011.
Une liste des prix des écoles gagnantes et des auteurs sera publiée en juin 2011 sur le site internet http://www.lidice-memorial.cz.
Ambassade de la République tchèque
à Alger

Tél : 021 23 00 56 ou au 021 23 01 29

Analyse de certains experts en linguistique

Reconnaître plus d’une langue au Maroc ou en Algérie, en tant que langue ‘officielle’ (appelée administrative par les experts)
reviendrait à l’accélération de la guerre civile dans cette partie du monde.

Note:
j’ai été conviée à une petite conférence organisée par des universitaires algériens et français à Bordeaux. Ce sont tous des linguistes,
et ils voulaient analyser le phénomène de francisation en France et d’arabisation dans les pays du Maghreb.
Il y’a de faux arguements de défense des cultures qui apparemment circulent encore, tout comme les drapeaux et
autres signes qui ne servent qu’à faire peur.
Parmi les personnes présentes (des gens qu’on ne peut soupçonner d’être proches du pouvoir)
, une majorité originaire de Kabylie et vivant en France, des intellectuels français, des opposants ou encore des gens comme moi
à qui le pouvoir algérien n’a pas fait de cadeau; il  (Houari Boumedienne) a tout simplement explusé ma famille marocaine d’Algérie et laissé
l’autre moitié (algérienne, elle) sur place.
Mais, tous ces intellectuels aiment à la fois la France et tous les pays du Maghreb sans exception.
Quand la France francise tout, met-elle toutes les autres langues, autre que le français, en danger?
Non, la francisation vise à donner une langue administrative comme un moyen d’unifier le pays, et mettre cette langue
comme outil à la disposition des citoyens pour défendre leur droit, y compris celui de préserver leur langue régionale.
La francisation permet de faire des économies, car les frais de traduction coûtent cher au détriment du bien-être des citoyens.
Au sein de l’union européenne, les frais de traduction s’élèvent à plus de 3% du budget de l’Union, soit quelques milliards d’euros.
Et personne n’ignore que les pays toutes les langues régionales en France existent et sont enseignées et respectées.
Voici un aperçu des langues régionales françaises:

Langue officielleFrançais (par principe constitutionnel)
Langues reconnues localementCorse, tahitien, certaines langues kanak (en 1992 ; mais sans statut pour la plupart des 28 idiomes), breton et gallo (depuis 2004 considérés comme langues de Bretagne), arpitan et occitan (depuis 2009 en région Rhône-Alpes), catalan et occitan (depuis 2001 dans les Pyrénées-Orientales[1]).
Langues sans statut ni reconnaissance officielsAlsacien, anglais saint-martinois, créole guadeloupéen, créole martiniquais, créole guyanais, créole réunionnais, basque, langues d’oïl, flamand occidental, francique mosellan, francique rhénan lorrain, francique méridional, luxembourgeois, romani
Langues et parlers en voie très avancée d’extinctionCalvais, grec de Cargèse, majorité des parlers d’oïl, parlers transitionnels occitano-ligures, une vingtaine de langues kanak, yéniche, créoles bushi-nengué et langues amérindiennes de Guyane
Langue proposée à la reconnaissanceLangue des signes française, proposée en 2000 à la reconnaissance sur le territoire national par le Sénat [2]
Langues principales de l’immigrationArabe (sous ses formes dialectales), langues chinoises (mandarin et wu), espagnol, italien, langues berbères (formes algériennes – dont kabyle et marocaines), croate, polonais, portugais, roumain, russe, serbe, turc, etc

Le Maghreb a besoin de toute notre aide pour avancer et éviter le chaos.
Les frontières doivent être ouvertes.
Et j’attire votre attention sur l’apparition du tribalisme et du communautarisme
dans cette région du monde. D’après des observateurs indépendants (lors de mon stage au sein d’une institution de l’Union européenne)
les évangélistes ne sont pas étrangers à ce phénomène. Mais la source ou la porte ouverte à
ce genre de dérapage restent: la pauvretéet le manque de solidarité entre les membres
de la société…
De nouveau je rappelle à tout le monde mon attachement à la démocratie, à la liberté de culte
et au respect de notre culture diversifiée.
Actuellement, on entend souvent un discours  extrémiste qui ressemble beaucoup
à celui que l’on a connu lors des guerres civiles en Bosnie, au Liban ou encore
entre les Tutsis et les Hutus…il suffit pour cela de lire certains sites évangélistes.
Comment peut-on construire une démocratie et un pays fort en Algérie ou au Maroc?
Sûrement pas avec le tribalisme.
En Afrique du Nord, c’est la seule région où il est très difficile de distinguer entre les ethnies,
parce qu’elles ont été très mélangées pendant des siècles ;(Voir archives)
Tout le peulpe algrien ou marocain porte en lui l’héritage bérbéro-arabe.
Le problème est que certains intrus récupèrent le fait culturel pour inciter à la haine
et à la division.
La dernière recommandation de l’ONU est claire, elle incite à l’enseignement
des langues du pays, sans toucher à l’unité des pays concernés, ni au choix d’une langue officielle.
Pour certains, ils utilisent des termes guerriers (Rwanda) pour attenter à la beauté
de ces pays: arabe amazighisés, amazighes arabisés…
Comme ce qu’on a vu en Cote d’Ivoire, où on parlait de l’ivoirité d’un candidat
à la présidence. Finalement, ceux qui croyaient être les vrais habitants
de la Côte d’Ivoire étaient juste des migrants des pays voisins (Archives)..
C’est ce genre de voies qui mènent vers la guerre civile que l’on essaie d’exporter vers le Maroc, car
en Algérire c’est déjà monnaie courante.
Il ne suffit pas de parler une langue pour prouver son appartenance à une région:
Un petit algérien qui parle l’allemand en Allemagne, n’est pas pour autant Allemand.
Si tu parles le franças, tu n’es pas nécessairement français, ou l’arabe pour être arabe,
ou tamazight pour être amazighe.
Mais, rien ne t’empêche d’aimer toutes les langues du monde, d’apprendre la tienne
et d’être lié avec les autres par une langue administrative et une histoire, une religion
et des valeurs communes.
Donc, la bataille à mener doit l’être contre la pauvreté, le tribalisme,
et pour la démocratie, la tolérance et la stabilité dans le Maghreb.
Je clôture ainsi mon mois de modératrice, et je rentre en France.
Je passe la main à mes frères et compatriotes marocains.
Je salue mes pays: le Maroc, l’Algérie et la France.

Madame HAJJI (franco-maroco-algérienne)