APPELONS NOUS Tamasheq et non Tuareg

Chers frères et sœurs Tamasheq notre communauté se trouve aujourd’hui au carrefour de sa destinée, de son futur. Ce futur il peut être brillant, et nous permettre de faire renaitre notre si belle et ancienne culture. Ce futur il peut également être très sombre et mener à la disparition de notre culture.

 

 

 

Face à tous les dangers …

Chers frères et sœurs nous sommes tous conscients de certains dangers qui nous guettent. La survie de notre culture fut mise en cause le jour où la France à coloniser l’ensemble du pays Tamasheq. Elle fut également mise en cause le jour où il a été décidé que le pays Tamasheq sera partagé entre cinq états et que les Tamasheq seront minoritaire démographiquement, culturellement, politiquement, et économiquement. Elle est également mise en cause par l’exploitation des ressources naturelles dont regorgent notre sol comme l’or, le pétrole, et l’uranium entre autres mais aussi son emplacement géostratégique en tant que pont entre le Maghreb et l’Afrique Sub-saharienne. Aussi, est elle mise en cause et continuera d’être mise en cause par la présence des anciens terroristes du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) aujourd’hui appelé Al Qaeda au Maghreb Islamique et qui opère en partie sur nos terres.

 

… l’Unité véritable comme seul salut …

 

Chers frères et sœurs nous sommes convaincus que le seul moyen de traverser avec succès ce carrefour sera au travers de l’unité de l’ensemble de la communauté. Rappelons-nous de ces mots sages de Kaocen Ag Mohamed, grand résistant Tamasheq contre la colonisation Française qui nous indiquait que jamais un non Tamasheq ne nous aimera au point de nous créer un quelconque futur et que l’unité est notre seul salut. Chers frères et sœurs c’est cette unité qui fera de nous un lion et non plus une souris.

 

Ne nous trompons pas, cette véritable unité ne naitra pas du jour au lendemain. Cette véritable unité sera difficile à atteindre tant la division est profonde au sein de notre société. Mais chers frères et sœurs, pour notre communauté, pour notre culture nous ne devons épargner aucune énergie. Nous nous permettons de mettre en exergue cette fable de La Fontaine dite ‘Le Laboureur et ses enfants’ :

 

Travaillez, prenez de la peine :

 

C’est le fonds qui manque le moins.

 

Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,

 

Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.

 

Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage

 

Que nous ont laissé nos parents.

 

Un trésor est caché dedans.

 

Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage

 

Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.

 

Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.

 

Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place

 

Où la main ne passe et repasse.

 

Le père mort, les fils vous retournent le champ

 

Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an

 

Il en rapporta davantage.

 

D’argent, point de caché. Mais le père fut sage

 

De leur montrer avant sa mort

 

Que le travail est un trésor.

 

Chers frères et sœurs ce travail c’est l’ensemble des nobles œuvres qu’on entreprendra afin d’aboutir au trésor qu’est l’unité de la jeunesse Tamasheq. Creusons, fouillons, bêchons toutes ces chaudes dunes de sable de notre désert que nous ne vendrons pour rien au monde; ne laissons nulle place où la main ne passe et repasse. C’est seulement après cela que nous pourrons trouver ce trésor que les générations précédentes n’ont pu trouver.

 

Chers frères et sœurs c’est cette unité et seulement cette unité qui nous permettra de prendre notre destin en main et d’éviter la disparition de la culture Tamasheq.

 

CTU-Tumast est convaincue que prendre notre destin en main veut dire écrire notre propre histoire. Prendre notre destin en main veut dire nous présenter au monde entier de la manière que nous jugeons la plus appropriée. Nous avons acquis la certitude selon laquelle la première étape de l’établissement cette identité propre consiste à ce qu’on soit identifier dans le monde entier sous le nom de Tamasheq et non de Tuareg.

 

… l’auto-identification comme pierre angulaire

 

Entre nous, nous ne nous appelons jamais Tuareg. Nous nous appelons toujours ‘Kal Tamasheq.’ Par conséquent, le nom Tuareg nous est étranger. Comment souhaitons-nous être identifié avec honneur lorsque nous laissons aux autres le soin de dire qui nous sommes ?

 

A travers nos recherches, il nous est apparu qu’une origine précise n’est pas attribuée au mot Tuareg. Certains disent qu’il vient de l’arabe ‘Tawariq’ qui signifierait ‘abandonner de Dieu.’ Pour d’autres, le nom vient de la ville libyenne ‘Targa’ dans l’actuel Fezzan dont nous serions originaires. Enfin pour certains chercheurs, ce nom nous vient d’un de nos ancêtres et brave guerrier.

 

Chers frères et sœurs nous remarquons que dans tous ces cas ce nom de Tuareg ne nous appartient pas. Nous invitons donc l’ensemble de la jeunesse Tamasheq à joindre nos forces afin de demander au monde entier de se référer dorénavant à nous comme ‘Tamasheq’ et non comme ‘Tuareg,’ ‘Touareg’ ou ‘Tawariq.’ Nous nous sommes uniquement limités à Tamasheq parce que nous reconnaissons les difficultés que peuvent rencontrer les peuples du monde en nous appelant ‘Ou Tamasheq’, ‘Kal Tamasheq’, ‘Walet Tamasheq’ ou encore ‘Chat Tamasheq’ selon les circonstances. Vu que le Chinois parle le Chinois, et l’Anglais parle l’Anglais, nous concevons que la langue Tamasheq puisse également être parlée par un Tamasheq.

 

Notre appellation de Tamasheq ne changera pas en fonction du genre ou du nombre. Ceci voudra dire que le féminin, masculin, le singulier ou le pluriel de Tamasheq seront tous Tamasheq.

 

Rien n’est impossible

 

Chers frères et sœurs nous sommes conscient de la difficulté que sera l’utilisation de Tamasheq en lieu et place de Tuareg dans le monde entier. Cependant, nous avons aussi la haute conviction selon laquelle rien n’est impossible et que seul le ciel est la limite. Par conséquent, nous lançons un appel solennel à la jeunesse Tamasheq de nous rejoindre et de remplacer le mot Tuareg par le mot Tamasheq. Nous sommes convaincus qu’il n’est pas assez tard de faire un tel changement car il n’est jamais assez tard pour rétablir une vérité noble et historique.

 

Dès que la jeunesse aura adopté cette appellation, nous commencerons une campagne de communication, traduite dans toutes les langues officielles du monde, qui sera dirigée vers tous les pays à l’attention des décideurs politiques, des media, des instituts de recherches et de publications ainsi qu’aux autres supports publics.

 

Chers frères et sœurs, encore, rien n’est impossible lorsque nous creusons, fouillons, bêchons toutes les chaudes dunes de sable de notre désert que nous ne vendrons pour rien au monde

 

 

 

Appel Urgent de l’Association des Refugiés & Victimes de la Répression de l’AZAWAD

 Comité international de la Croix Rouge

– Fédération internationale des croix rouges et croissants rouges,

– Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés,

– Toutes organisations humanitaires gouvernementales ou non gouvernementales,

– Chancellerie

– Hommes et femmes humanistes…

Mesdames, Messieurs,

Les affrontements entre les combattants de l’AZAWAD et l’armée malienne ont conduit plusieurs milliers de personnes à fuir les localités où se déroulent les combats pour se réfugier soit dans les zones désertiques de l’AZAWAD, soit à traverser des frontières internationales.

A ce jour :

– 5000 personnes, exclusivement des femmes, des enfants et des personnes âgées ont franchi la frontière mauritanienne et sont enregistrées dans les localités de Fassala Néré, de Hassi Touil, Aghor et Tinwaguitein.. Ces personnes parties dans l’urgence n’ont presque rien apportées avec elles. Elles viennent s’ajouter à 4500 réfugiés qui sont restées sur place après les évènements des années 90. Les localités de Bassiknou, Nema accueillent au quotidien des familles arrivant isolement. Il en est ainsi de Nouakchott où arrivent d’autres familles.

– 250 familles ont rejoint depuis l’extrême est de l’AZAWAD, les localités de Borj, Tinzawatene, Tamanrasset dans le sud algérien,

– Les localités frontalières du Burkina Faso et aussi du Niger enregistrent des arrivées de plusieurs centaines de personnes parties depuis Ménaka, Adher n’bokar…

– 150 familles touarègues persécutées depuis le Sud du Mali ont rejoint le Burkina Faso, le Maroc et le Niger

– Dans les zones libérées par le mouvement National pour la Libération de l’Azawad, une zone allant de Léré dans la région de Tombouctou vers l’Ouest en allant vers Ménaka, Aguel Hoc, Anderamboukane, Tessalit vers l’Est jusqu’à la frontière Nigérienne et du Burkina, plus de 400.000 personnes en grande partie composées de : Sonrhaïs, de Touaregs, de Peuhls et d’arabes, ces populations sédentaires et nomades sont menacées par un drame humanitaire faute d’approvisionnement.

En effet, suite au conflit, les sources d’approvisionnement qui venaient principalement du Sud ont été coupées, l’ARVRA tire la sonnette d’alarme pour éviter un drame humanitaire qui se profile

L’ARVRA, encore une fois, se mobilise pour atténuer, faute de l’éviter, un drame en vous informant du caractère particulièrement urgent d’une action humanitaire en direction de populations réfugiées dans des zones intérieures dépourvues de tout ou arrivant dans des zones généralement pauvres, souvent enclavées dans une année de déficit pluviométrique avéré.

Porte-parole de l’ARVRA en Europe,

Mamatal Ag Dahmane

Contact : 0033760242979
mamatal.ag.dahmane@gmail.com

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Les enfants se voient en peinture

Les enfants et adolescents algériens, âgés de 4 à 16 ans, peuvent s’inscrire à un concours artistique et pictural leur permettant de participer à une exposition internationale où les meilleures œuvres seront primées.

L’exposition internationale des Beaux-Arts des enfants Lidice (39e édition) sera inaugurée en mai 2011.
Cette exposition est connue des jeunes auteurs et de leurs enseignants, non seulement en République tchèque mais à travers le monde entier. Chaque année, les enfants de plusieurs pays y participent avec leurs travaux d’art.
L’exposition, comme son nom l’indique, est organisée pour commémorer les assassinats des enfants commis par les nazis dans le village tchèque de Lidice en 1942. Le thème de la 39e édition est : «C’est là que j’habite, c’est moi»
Il peut être interprété de plusieurs façons : «Mon pays et ses intérêts et particularités naturelles, architecturales et historiques», «Les monuments de mon pays répertoriés par l’Unesco», «La ville, le village où je vis et que j’aime» , «Ma maison, le lieu où ma famille habite» et «Ma chambre, mon royaume».Ce concours est ouvert aux enfants âgés de 4 à 16 ans. Sont acceptés les peintures, les graphiques, les sculptures, les poteries, les travaux de matériaux quelconques et également les photographies. Le format maximum des travaux est de 70×50 cm.

Prix et récompenses

Le nombre des travaux est illimité. Il est demandé à ce que les coordonnées des participants soient lisibles et écrites en lettres romaines majuscules directement sur le revers des travaux.Il faudra mettre le nom, le prénom, l’âge, l’adresse postale et l’adresse e-mail.
Les travaux doivent être remis au plus tard le 22 février 2011 au niveau de l’ambassade de la République tchèque à Alger, sise au 3, chemin du Ziryab-Alger. Ils seront jugés en République tchèque par un groupe d’experts au début du mois d’avril.
Les meilleurs travaux seront récompensés de la médaille commémorative «Rose de Lidice» et seront exposés  dans la galerie Lidice. Les prix octroyés aux enfants algériens seront remis par l’ambassadeur tchèque en Algérie en octobre 2011.
Une liste des prix des écoles gagnantes et des auteurs sera publiée en juin 2011 sur le site internet http://www.lidice-memorial.cz.
Ambassade de la République tchèque
à Alger

Tél : 021 23 00 56 ou au 021 23 01 29

hommage à la femme amazighe

Le site Amazighnews souhaite rendre hommage à la femme amazighe qui, depuis la nuit du temps, à toujours été la réserve inépuisable de la culture amazighe. Aujourd’hui encore, elle continue à assurer ce rôle dans différents domaines (Production écrite, chants oraux, cinéma, théâtre, peinture, enseignement, sport, sans oublier son rôle déterminant dans la transmission de la langue amazighe à la maison). Nous invitons nos visiteurs à nous soumettre des portraits des femmes qui, tout au long de l’histoire des Amazighs, ont, d’une façon ou d’une autre, contribué à sauvegarder la langue et la culture amazighe. Nous donnerons une place particulière aux femmes, militantes amazighes d’aujourd’hui, qui jouent un rôle important au sein du mouvement culturel amazighe. N’hésitez pas à nous envoyer vos propositions.
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