Le long des oueds de l’aurès

 
Le long des oueds de l’Aurès   Le livre de Claude-Maurice Robert intitulé  » Le long des oueds de l’Aurès  » regorge d’informations pertinentes sur les localités aurésiennes d’Ighzer n Abdi et d’Ighzer Amellal d’avant la 2e guerre mondiale. On y trouve des renseignements sur l’architecture amazigh, sur la population, des… faits historiques, des légendes fondatrices de nos villages et même des descriptions de manifestations sociales complètement disparues aujourd’hui comme celle du pèlerinage à l’adrar n waDaf. (Cette dernière a subi le même sort que le « festival des mascarades » du cercle de Khenchela décrit par E. Doutté au début du siècle dernier).  Bref, on sait que M. Robert a écrit plusieurs articles entre1932 et 1937. Ces derniers, revus et augmentés, sont devenus des chapitres du livre en question. Voici un échantillon :  I – Robert, Claude-Maurice, « Menâa, capitale touristique de l’Aurès », L’Afrique du Nord illustrée, 1936, No. 798, pp.4-5 (l’url de cet article est reproduit au message précédent, néanmoins le revoici comme rappel : megaupload(point)com/?d=KWGFUYKO Pour des lectures complémentaires à cet article, voyez les liens suivants :  – Ighzer n Abdi ( url : mondeberbere.yuku(point)com/topic/1102/ ) – Les chapitres III et IV du livre de M. W.Hilton-Simpson: Journeys Among the Shawia Of The Aures  – Voyez dans ce forum le thème intitulé : Menaa (légende fondatrice, paysages, flore de Menaa, séjour d’Ahmed bey dans ce village, inscriptions latines, etc.)  II- Robert, Claude-Maurice, « Au long des oueds de l’Aurès », L’Afrique du nord illustrée, 1935, No. 714, pp. 8-9 (url : megaupload(point)com/?d=DV6BXXLY )  III – Robert, Claude-Maurice, « Mchounèche balcon du sud », Ibid, 1936, No. 755, pp. 28-29 (url : megaupload(point)com/?d=UYFF6CKJ )  IV – Robert, Claude-Maurice, « Arris la ville des Roses » Ibid, 1935, No.765, pp. 4-5 (url : megaupload(point)com/?d=VLBQMJMN ) Voici quelques lectures supplémentaires sur la région d’Arris. (Elles sont classées selon leur date de publication)  1- Masqueray : Note concernant les Aoulad Daoud du mont Aurès (la suite de ce livret sera mise en ligne sous peu. IE le temps de finir certains thèmes, son url est : mondeberbere.yuku(point)com/topic/1104/ )  2- Monna, Charles, « Un district peu connu de l’Algérie : la région des Ouled Daoud », Revue générale des sciences pures et appliquées, 1898, T. 9, pp. 3-6 (la rubrique géologie, de cet article, explique bien la dénomination d’Ighzer Amellal : marnes + calcaires) url : megaupload(point)com/?d=TDN2MTVK  3- Besnier, Maurice, « Notes sur l’Aurès : la plaine d’Arris », Annales de Géographie, 1899, T. 8, pp. 366-369  url :megaupload(point)com/?d=VTB9SHDA  4- Rozet, Georges, « Arris-la-jeune », chapitre extrait du livre : L’Aurès escalier du désert, 1935, pp. 19-25 url :.megaupload(point)com/?d=U2Y7Q000  5- Morizot, J. et P., « Arris », Encyclopédie berbère, VI, 1989, pp.912-916. url: megaupload(point)com/?d=AJVJD1ME  V- Robert, Claude-Maurice, « Beni-Ferah », L’Afrique du nord illustrée, 1932, No. 559, p. 17. l’url :.megaupload(point)com/?d=O49OPQM7 Autres lectures additionnelles sur la région de Ain Zaatout :  1- Basset, A., « Sur la toponymie berbère et spécialement sur la toponymie chaouia des Ait Frah », Onomastica, 1948, pp. 123-126. url : megaupload(point)com/?d=6BDJ4AC6  2- Faublée-Urbain, M., « La La vie des Aït Frah d’après le volume d’André Basset. Textes berbères de l’Aurès» (Cf. le message précédent)   3- Textes berbères sur l’olivier : extraction et utilisation de l’huile d’olive chez le Ah Ferah de Ain Zaatout (Voy le message titré : l’Aures et l’olivier-IV)

Le long des oueds de l’aurès

Le long des oueds de l’Aurès   Le livre de Claude-Maurice Robert intitulé  » Le long des oueds de l’Aurès  » regorge d’informations pertinentes sur les localités aurésiennes d’Ighzer n Abdi et d’Ighzer Amellal d’avant la 2e guerre mondiale. On y trouve des renseignements sur l’architecture amazigh, sur la population, des… faits historiques, des légendes fondatrices de nos villages et même des descriptions de manifestations sociales complètement disparues aujourd’hui comme celle du pèlerinage à l’adrar n waDaf. (Cette dernière a subi le même sort que le « festival des mascarades » du cercle de Khenchela décrit par E. Doutté au début du siècle dernier).  Bref, on sait que M. Robert a écrit plusieurs articles entre1932 et 1937. Ces derniers, revus et augmentés, sont devenus des chapitres du livre en question. Voici un échantillon :  I – Robert, Claude-Maurice, « Menâa, capitale touristique de l’Aurès », L’Afrique du Nord illustrée, 1936, No. 798, pp.4-5 (l’url de cet article est reproduit au message précédent, néanmoins le revoici comme rappel : megaupload(point)com/?d=KWGFUYKO Pour des lectures complémentaires à cet article, voyez les liens suivants :  – Ighzer n Abdi ( url : mondeberbere.yuku(point)com/topic/1102/ ) – Les chapitres III et IV du livre de M. W.Hilton-Simpson: Journeys Among the Shawia Of The Aures  – Voyez dans ce forum le thème intitulé : Menaa (légende fondatrice, paysages, flore de Menaa, séjour d’Ahmed bey dans ce village, inscriptions latines, etc.)  II- Robert, Claude-Maurice, « Au long des oueds de l’Aurès », L’Afrique du nord illustrée, 1935, No. 714, pp. 8-9 (url : megaupload(point)com/?d=DV6BXXLY )  III – Robert, Claude-Maurice, « Mchounèche balcon du sud », Ibid, 1936, No. 755, pp. 28-29 (url : megaupload(point)com/?d=UYFF6CKJ )  IV – Robert, Claude-Maurice, « Arris la ville des Roses » Ibid, 1935, No.765, pp. 4-5 (url : megaupload(point)com/?d=VLBQMJMN ) Voici quelques lectures supplémentaires sur la région d’Arris. (Elles sont classées selon leur date de publication)  1- Masqueray : Note concernant les Aoulad Daoud du mont Aurès (la suite de ce livret sera mise en ligne sous peu. IE le temps de finir certains thèmes, son url est : mondeberbere.yuku(point)com/topic/1104/ )  2- Monna, Charles, « Un district peu connu de l’Algérie : la région des Ouled Daoud », Revue générale des sciences pures et appliquées, 1898, T. 9, pp. 3-6 (la rubrique géologie, de cet article, explique bien la dénomination d’Ighzer Amellal : marnes + calcaires) url : megaupload(point)com/?d=TDN2MTVK  3- Besnier, Maurice, « Notes sur l’Aurès : la plaine d’Arris », Annales de Géographie, 1899, T. 8, pp. 366-369  url :megaupload(point)com/?d=VTB9SHDA  4- Rozet, Georges, « Arris-la-jeune », chapitre extrait du livre : L’Aurès escalier du désert, 1935, pp. 19-25 url :.megaupload(point)com/?d=U2Y7Q000  5- Morizot, J. et P., « Arris », Encyclopédie berbère, VI, 1989, pp.912-916. url: megaupload(point)com/?d=AJVJD1ME  V- Robert, Claude-Maurice, « Beni-Ferah », L’Afrique du nord illustrée, 1932, No. 559, p. 17. l’url :.megaupload(point)com/?d=O49OPQM7 Autres lectures additionnelles sur la région de Ain Zaatout :  1- Basset, A., « Sur la toponymie berbère et spécialement sur la toponymie chaouia des Ait Frah », Onomastica, 1948, pp. 123-126. url : megaupload(point)com/?d=6BDJ4AC6  2- Faublée-Urbain, M., « La La vie des Aït Frah d’après le volume d’André Basset. Textes berbères de l’Aurès» (Cf. le message précédent)   3- Textes berbères sur l’olivier : extraction et utilisation de l’huile d’olive chez le Ah Ferah de Ain Zaatout (Voy le message titré : l’Aures et l’olivier-IV)

APPELONS NOUS Tamasheq et non Tuareg

Chers frères et sœurs Tamasheq notre communauté se trouve aujourd’hui au carrefour de sa destinée, de son futur. Ce futur il peut être brillant, et nous permettre de faire renaitre notre si belle et ancienne culture. Ce futur il peut également être très sombre et mener à la disparition de notre culture.

 

 

 

Face à tous les dangers …

Chers frères et sœurs nous sommes tous conscients de certains dangers qui nous guettent. La survie de notre culture fut mise en cause le jour où la France à coloniser l’ensemble du pays Tamasheq. Elle fut également mise en cause le jour où il a été décidé que le pays Tamasheq sera partagé entre cinq états et que les Tamasheq seront minoritaire démographiquement, culturellement, politiquement, et économiquement. Elle est également mise en cause par l’exploitation des ressources naturelles dont regorgent notre sol comme l’or, le pétrole, et l’uranium entre autres mais aussi son emplacement géostratégique en tant que pont entre le Maghreb et l’Afrique Sub-saharienne. Aussi, est elle mise en cause et continuera d’être mise en cause par la présence des anciens terroristes du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) aujourd’hui appelé Al Qaeda au Maghreb Islamique et qui opère en partie sur nos terres.

 

… l’Unité véritable comme seul salut …

 

Chers frères et sœurs nous sommes convaincus que le seul moyen de traverser avec succès ce carrefour sera au travers de l’unité de l’ensemble de la communauté. Rappelons-nous de ces mots sages de Kaocen Ag Mohamed, grand résistant Tamasheq contre la colonisation Française qui nous indiquait que jamais un non Tamasheq ne nous aimera au point de nous créer un quelconque futur et que l’unité est notre seul salut. Chers frères et sœurs c’est cette unité qui fera de nous un lion et non plus une souris.

 

Ne nous trompons pas, cette véritable unité ne naitra pas du jour au lendemain. Cette véritable unité sera difficile à atteindre tant la division est profonde au sein de notre société. Mais chers frères et sœurs, pour notre communauté, pour notre culture nous ne devons épargner aucune énergie. Nous nous permettons de mettre en exergue cette fable de La Fontaine dite ‘Le Laboureur et ses enfants’ :

 

Travaillez, prenez de la peine :

 

C’est le fonds qui manque le moins.

 

Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,

 

Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.

 

Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage

 

Que nous ont laissé nos parents.

 

Un trésor est caché dedans.

 

Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage

 

Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.

 

Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.

 

Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place

 

Où la main ne passe et repasse.

 

Le père mort, les fils vous retournent le champ

 

Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an

 

Il en rapporta davantage.

 

D’argent, point de caché. Mais le père fut sage

 

De leur montrer avant sa mort

 

Que le travail est un trésor.

 

Chers frères et sœurs ce travail c’est l’ensemble des nobles œuvres qu’on entreprendra afin d’aboutir au trésor qu’est l’unité de la jeunesse Tamasheq. Creusons, fouillons, bêchons toutes ces chaudes dunes de sable de notre désert que nous ne vendrons pour rien au monde; ne laissons nulle place où la main ne passe et repasse. C’est seulement après cela que nous pourrons trouver ce trésor que les générations précédentes n’ont pu trouver.

 

Chers frères et sœurs c’est cette unité et seulement cette unité qui nous permettra de prendre notre destin en main et d’éviter la disparition de la culture Tamasheq.

 

CTU-Tumast est convaincue que prendre notre destin en main veut dire écrire notre propre histoire. Prendre notre destin en main veut dire nous présenter au monde entier de la manière que nous jugeons la plus appropriée. Nous avons acquis la certitude selon laquelle la première étape de l’établissement cette identité propre consiste à ce qu’on soit identifier dans le monde entier sous le nom de Tamasheq et non de Tuareg.

 

… l’auto-identification comme pierre angulaire

 

Entre nous, nous ne nous appelons jamais Tuareg. Nous nous appelons toujours ‘Kal Tamasheq.’ Par conséquent, le nom Tuareg nous est étranger. Comment souhaitons-nous être identifié avec honneur lorsque nous laissons aux autres le soin de dire qui nous sommes ?

 

A travers nos recherches, il nous est apparu qu’une origine précise n’est pas attribuée au mot Tuareg. Certains disent qu’il vient de l’arabe ‘Tawariq’ qui signifierait ‘abandonner de Dieu.’ Pour d’autres, le nom vient de la ville libyenne ‘Targa’ dans l’actuel Fezzan dont nous serions originaires. Enfin pour certains chercheurs, ce nom nous vient d’un de nos ancêtres et brave guerrier.

 

Chers frères et sœurs nous remarquons que dans tous ces cas ce nom de Tuareg ne nous appartient pas. Nous invitons donc l’ensemble de la jeunesse Tamasheq à joindre nos forces afin de demander au monde entier de se référer dorénavant à nous comme ‘Tamasheq’ et non comme ‘Tuareg,’ ‘Touareg’ ou ‘Tawariq.’ Nous nous sommes uniquement limités à Tamasheq parce que nous reconnaissons les difficultés que peuvent rencontrer les peuples du monde en nous appelant ‘Ou Tamasheq’, ‘Kal Tamasheq’, ‘Walet Tamasheq’ ou encore ‘Chat Tamasheq’ selon les circonstances. Vu que le Chinois parle le Chinois, et l’Anglais parle l’Anglais, nous concevons que la langue Tamasheq puisse également être parlée par un Tamasheq.

 

Notre appellation de Tamasheq ne changera pas en fonction du genre ou du nombre. Ceci voudra dire que le féminin, masculin, le singulier ou le pluriel de Tamasheq seront tous Tamasheq.

 

Rien n’est impossible

 

Chers frères et sœurs nous sommes conscient de la difficulté que sera l’utilisation de Tamasheq en lieu et place de Tuareg dans le monde entier. Cependant, nous avons aussi la haute conviction selon laquelle rien n’est impossible et que seul le ciel est la limite. Par conséquent, nous lançons un appel solennel à la jeunesse Tamasheq de nous rejoindre et de remplacer le mot Tuareg par le mot Tamasheq. Nous sommes convaincus qu’il n’est pas assez tard de faire un tel changement car il n’est jamais assez tard pour rétablir une vérité noble et historique.

 

Dès que la jeunesse aura adopté cette appellation, nous commencerons une campagne de communication, traduite dans toutes les langues officielles du monde, qui sera dirigée vers tous les pays à l’attention des décideurs politiques, des media, des instituts de recherches et de publications ainsi qu’aux autres supports publics.

 

Chers frères et sœurs, encore, rien n’est impossible lorsque nous creusons, fouillons, bêchons toutes les chaudes dunes de sable de notre désert que nous ne vendrons pour rien au monde

 

 

 

Appel Urgent de l’Association des Refugiés & Victimes de la Répression de l’AZAWAD

 Comité international de la Croix Rouge

– Fédération internationale des croix rouges et croissants rouges,

– Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés,

– Toutes organisations humanitaires gouvernementales ou non gouvernementales,

– Chancellerie

– Hommes et femmes humanistes…

Mesdames, Messieurs,

Les affrontements entre les combattants de l’AZAWAD et l’armée malienne ont conduit plusieurs milliers de personnes à fuir les localités où se déroulent les combats pour se réfugier soit dans les zones désertiques de l’AZAWAD, soit à traverser des frontières internationales.

A ce jour :

– 5000 personnes, exclusivement des femmes, des enfants et des personnes âgées ont franchi la frontière mauritanienne et sont enregistrées dans les localités de Fassala Néré, de Hassi Touil, Aghor et Tinwaguitein.. Ces personnes parties dans l’urgence n’ont presque rien apportées avec elles. Elles viennent s’ajouter à 4500 réfugiés qui sont restées sur place après les évènements des années 90. Les localités de Bassiknou, Nema accueillent au quotidien des familles arrivant isolement. Il en est ainsi de Nouakchott où arrivent d’autres familles.

– 250 familles ont rejoint depuis l’extrême est de l’AZAWAD, les localités de Borj, Tinzawatene, Tamanrasset dans le sud algérien,

– Les localités frontalières du Burkina Faso et aussi du Niger enregistrent des arrivées de plusieurs centaines de personnes parties depuis Ménaka, Adher n’bokar…

– 150 familles touarègues persécutées depuis le Sud du Mali ont rejoint le Burkina Faso, le Maroc et le Niger

– Dans les zones libérées par le mouvement National pour la Libération de l’Azawad, une zone allant de Léré dans la région de Tombouctou vers l’Ouest en allant vers Ménaka, Aguel Hoc, Anderamboukane, Tessalit vers l’Est jusqu’à la frontière Nigérienne et du Burkina, plus de 400.000 personnes en grande partie composées de : Sonrhaïs, de Touaregs, de Peuhls et d’arabes, ces populations sédentaires et nomades sont menacées par un drame humanitaire faute d’approvisionnement.

En effet, suite au conflit, les sources d’approvisionnement qui venaient principalement du Sud ont été coupées, l’ARVRA tire la sonnette d’alarme pour éviter un drame humanitaire qui se profile

L’ARVRA, encore une fois, se mobilise pour atténuer, faute de l’éviter, un drame en vous informant du caractère particulièrement urgent d’une action humanitaire en direction de populations réfugiées dans des zones intérieures dépourvues de tout ou arrivant dans des zones généralement pauvres, souvent enclavées dans une année de déficit pluviométrique avéré.

Porte-parole de l’ARVRA en Europe,

Mamatal Ag Dahmane

Contact : 0033760242979
mamatal.ag.dahmane@gmail.com

s,

Ali El Khencheli

De son vrai nom Mahmoud Djellal, Ali El Khencheli fait partie d une génération de « cantateurs », tous disparus aujourd hui. Il est né à Khenchela, 1914, dans une famille paysanne originaire de Chréaa (Tbessa). Son père fit la guerre 1914-1918, et Ali se souvient encore de l enracinement profond du colonialisme et de l etat d indigénat auquel il était assujetti. Mais cela ne l a pas handicapé, car, outre la connaissance du Coran et de la grammaire arabe, il parle couramment français.

Ali El Khencheli débuta sa longue carrière de chanteur-compositeur en 1935. De cette époque, il évoque trois grands chioukh (pluriel de cheikh, maître) : Si Abdellah, Roumadhia et le célèbre Aissa El Jarmouni, dont la réputation dans tout le pays chaouia est légendaire. Ce dernier avait une voix si puissante, un timbre si limpide et un style d interprétation si émouvant qu Ali El Khencheli, au bout d une longue carrière, le reconnait encore. El Jarmouni est né à Arris, mais les mélomanes rattachent culturellement et esthétiquement son style de chant à celui des Heraka d Ain El Beïda. Il enregistra les premiers disques de musique populaire algérienne en 1928 à Paris, puis, en 1934, chez Bachir Reçalci, le représentant de la Baïdaphone a Tunis. El Jarmouni et Khencheli se sont associés de 1938 à 1945, et ce fut pour ce dernier la plus belle période de sa vie artistique.

En compagnie du grand gassab (joueur de flûte) Bendebache Ali El Khencheli enregistra son premier disque en 1949 chez Fista, une maison de production algéroise. Il composa plus de cinquante chansons, dont les quatre Kharjat men l hammam (Elle est sortie du hammam), Hezzi ayounek (lève les yeux); Ma lebestek men lahir (Je t ai t en couvert de soie) et Ajbouni ramgat ghzali (les yeux de ma gazelle m ont séduit), qui figurent sur ce disque. En revanche, les titres chantés en berbère sont anonymes. Sur toutes ses chansons, Cheikh Ali est accompagné par Sahraoui et Slimane, deux des plus grands gasab (flûtistes) chaouia. Leur talent est manifeste dans le titre intitulé Maaraka (bataille), où ils s’adonnent a un exercice de virtuosité absolue.

Ali El Khencheli est considéré aujourd hui comme le plus grand ghannaî (chanteur), mou allif (compositeur) et abendaîri (percussionniste) chaouia. Il compte dans son entourage beaucoup de mélomanes. Il est le denier détenteur d’unn style de chant aujourd hui disparu. A l écouter chanter Ma lebestek…, il nous semble traverser, en quelques minutes deux mille ans d histoire.

Presque récités, obéissant juste à l inflexion naturelle des mots, les quelques vers de cette chanson expriment la rigueur du climat auressien et le mode de vie austère de cette région. Même quand il s agit de chants amoureux, le charme de cette musique réside dans la sobriété.

Selon Cheikh Ali, aucune « luxuriance » d interprétation ne doit affaiblir une métrique affirmée, une tessiture vocale définie et une diction courte et régulière des vers. La voix de fausset qu’il utilise traduit, chez les Chaouias, le sentiment de puissance et la recherche des limites. La puissance vocale est recherchée pour l équilibre dynamique des sons produits par les gasabat (flûtes) et l abendair (tambour sur cadre). Quant à la voix de fausset, elle impose au chanteur un dénuement de fioritures pour la mélodie et une limite du registre des hautes fréquences.

Cette voix, qui frôle parfois la douleur, ne permet pas, selon les Chaouias, les extravagances et l efféminement de la musique citadine.

Dans la chanson berbère chaouia, la recherche du travestissement vocal (chanteur homme-voix de fausset) avantage largement les chanteurs masculins. Les femmes, à l’exception de Beggar Hada et de El Baïda, se sont surtout consacrées à la danse.

Conservation de la viande dans les Aurès

Malgré la présence  aujourd’hui, d’un congélateur dans tous les foyers, cette technique ancestrale de conservation de la viande reste toujours de mise, en particulier dans les zones montagneuses où l’on apprécie le goût caractéristique que prend en quelques mois el gueddid, pour donner à la sauce  du couscous une saveur incomparable. L’opération constitue à couper la viande en morceaux avant de la saler copieusement. La viande est ensuite exposée à l’air libre dans un endroit  propre durant plusieurs semaines jusqu’à séchage complet. La chair boucanée  ainsi obtenue est conservée de préférence dans des récipients en terre cuite, hermétiquement fermés, à l’abri de l’air et de l’humidité.

Nombre de mères de famille, dans plusieurs régions de la wilaya de Batna, honorent encore aujourd’hui cette pratique et saisissent l’occasion de l’Aïd qui est une période où la viande est disponible à profusion pour pérenniser cet usage culinaire séculaire.  Pour une vieille aurasienne, el gueddid est le seul produit que «l’on ne trouvera jamais dans un magasin». Cette façon de conserver la viande lui procure un «goût particulier», ajoute la vieille dame.  A 87 ans, elle assure «apprécier plus que tout» la viande ainsi conservée, et elle met un point d’honneur à en préparer pour ses enfants lorsqu’ils viennent lui rendre visite. Une autre femme âgée, affirme que dans les foyers d’antan l’on conservait toujours et à longueur d’années du «khli» aux côtés de fèves sèches, d’un peu de «klila» (genre de fromage) et de fermess (petits abricots amers séchés qui donnent aux mets une certaine âcreté).

Les principaux mets préparés dans cette région avec el gueddid sont le couscous de blé ou d’orge, el aïch (appelé berkoukès dans d’autres régions), ou encore «chekhchoukhet errezam», de la galette préparée avec seulement de l’eau et du sel, puis émiettée et servie avec une sauce rouge à base de viande séchée. Généralement, ces plats à sauce (toujours très piquante) sont préparés en prévision des rigueurs des hivers aurésiens et restent très appréciés par les habitants de la région qui aiment, pour plus de saveur, y ajouter un peu de d’hane (beurre salé). El gueddid peut être conservé plusieurs mois.

«Plus le temps passe,  plus son goût s’affirme», assure-t-on avant de préciser que les vieilles dames, rompues aux arcanes de l’art culinaire traditionnel, «assaisonnent parfois le «khli», au moment de sa préparation, avec de la coriandre, du poivre  noir et du piment rouge pour en rehausser le goût. «Devant un couscous de gueddid préparé des mains de ma mère,  tous les autres plats perdent leur appétence», affirme, de son côté, Moussa, un épicier tenant une petite échoppe au sein du vieux marché des épices Errahba de la capitale des Aurès.

El watan.com

Loukan le 09.11.11 | 09h32 La liste est longue …. Il y a aussi « el mechroub » qui a pratiquement disparu de ces régions (d’où je suis originaire) et « kesrat echahma » (avec les termes berbères c’est mieux) … ne faut pas « cherchem » : toute une gastronomie qui est en train de disparaitre. Merci à ceux/celles qui continuent à entretenir la flamme des cultures et traditions algériennes : la sauvegarde de la mémoire est indispensable.