j´apprends le Chaoui Partie 2

Cours de chaoui, cours d’amazigh, cours de berbère
Source : nori760

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Les enfants se voient en peinture

Les enfants et adolescents algériens, âgés de 4 à 16 ans, peuvent s’inscrire à un concours artistique et pictural leur permettant de participer à une exposition internationale où les meilleures œuvres seront primées.

L’exposition internationale des Beaux-Arts des enfants Lidice (39e édition) sera inaugurée en mai 2011.
Cette exposition est connue des jeunes auteurs et de leurs enseignants, non seulement en République tchèque mais à travers le monde entier. Chaque année, les enfants de plusieurs pays y participent avec leurs travaux d’art.
L’exposition, comme son nom l’indique, est organisée pour commémorer les assassinats des enfants commis par les nazis dans le village tchèque de Lidice en 1942. Le thème de la 39e édition est : «C’est là que j’habite, c’est moi»
Il peut être interprété de plusieurs façons : «Mon pays et ses intérêts et particularités naturelles, architecturales et historiques», «Les monuments de mon pays répertoriés par l’Unesco», «La ville, le village où je vis et que j’aime» , «Ma maison, le lieu où ma famille habite» et «Ma chambre, mon royaume».Ce concours est ouvert aux enfants âgés de 4 à 16 ans. Sont acceptés les peintures, les graphiques, les sculptures, les poteries, les travaux de matériaux quelconques et également les photographies. Le format maximum des travaux est de 70×50 cm.

Prix et récompenses

Le nombre des travaux est illimité. Il est demandé à ce que les coordonnées des participants soient lisibles et écrites en lettres romaines majuscules directement sur le revers des travaux.Il faudra mettre le nom, le prénom, l’âge, l’adresse postale et l’adresse e-mail.
Les travaux doivent être remis au plus tard le 22 février 2011 au niveau de l’ambassade de la République tchèque à Alger, sise au 3, chemin du Ziryab-Alger. Ils seront jugés en République tchèque par un groupe d’experts au début du mois d’avril.
Les meilleurs travaux seront récompensés de la médaille commémorative «Rose de Lidice» et seront exposés  dans la galerie Lidice. Les prix octroyés aux enfants algériens seront remis par l’ambassadeur tchèque en Algérie en octobre 2011.
Une liste des prix des écoles gagnantes et des auteurs sera publiée en juin 2011 sur le site internet http://www.lidice-memorial.cz.
Ambassade de la République tchèque
à Alger

Tél : 021 23 00 56 ou au 021 23 01 29

Analyse de certains experts en linguistique

Reconnaître plus d’une langue au Maroc ou en Algérie, en tant que langue ‘officielle’ (appelée administrative par les experts)
reviendrait à l’accélération de la guerre civile dans cette partie du monde.

Note:
j’ai été conviée à une petite conférence organisée par des universitaires algériens et français à Bordeaux. Ce sont tous des linguistes,
et ils voulaient analyser le phénomène de francisation en France et d’arabisation dans les pays du Maghreb.
Il y’a de faux arguements de défense des cultures qui apparemment circulent encore, tout comme les drapeaux et
autres signes qui ne servent qu’à faire peur.
Parmi les personnes présentes (des gens qu’on ne peut soupçonner d’être proches du pouvoir)
, une majorité originaire de Kabylie et vivant en France, des intellectuels français, des opposants ou encore des gens comme moi
à qui le pouvoir algérien n’a pas fait de cadeau; il  (Houari Boumedienne) a tout simplement explusé ma famille marocaine d’Algérie et laissé
l’autre moitié (algérienne, elle) sur place.
Mais, tous ces intellectuels aiment à la fois la France et tous les pays du Maghreb sans exception.
Quand la France francise tout, met-elle toutes les autres langues, autre que le français, en danger?
Non, la francisation vise à donner une langue administrative comme un moyen d’unifier le pays, et mettre cette langue
comme outil à la disposition des citoyens pour défendre leur droit, y compris celui de préserver leur langue régionale.
La francisation permet de faire des économies, car les frais de traduction coûtent cher au détriment du bien-être des citoyens.
Au sein de l’union européenne, les frais de traduction s’élèvent à plus de 3% du budget de l’Union, soit quelques milliards d’euros.
Et personne n’ignore que les pays toutes les langues régionales en France existent et sont enseignées et respectées.
Voici un aperçu des langues régionales françaises:

Langue officielleFrançais (par principe constitutionnel)
Langues reconnues localementCorse, tahitien, certaines langues kanak (en 1992 ; mais sans statut pour la plupart des 28 idiomes), breton et gallo (depuis 2004 considérés comme langues de Bretagne), arpitan et occitan (depuis 2009 en région Rhône-Alpes), catalan et occitan (depuis 2001 dans les Pyrénées-Orientales[1]).
Langues sans statut ni reconnaissance officielsAlsacien, anglais saint-martinois, créole guadeloupéen, créole martiniquais, créole guyanais, créole réunionnais, basque, langues d’oïl, flamand occidental, francique mosellan, francique rhénan lorrain, francique méridional, luxembourgeois, romani
Langues et parlers en voie très avancée d’extinctionCalvais, grec de Cargèse, majorité des parlers d’oïl, parlers transitionnels occitano-ligures, une vingtaine de langues kanak, yéniche, créoles bushi-nengué et langues amérindiennes de Guyane
Langue proposée à la reconnaissanceLangue des signes française, proposée en 2000 à la reconnaissance sur le territoire national par le Sénat [2]
Langues principales de l’immigrationArabe (sous ses formes dialectales), langues chinoises (mandarin et wu), espagnol, italien, langues berbères (formes algériennes – dont kabyle et marocaines), croate, polonais, portugais, roumain, russe, serbe, turc, etc

Le Maghreb a besoin de toute notre aide pour avancer et éviter le chaos.
Les frontières doivent être ouvertes.
Et j’attire votre attention sur l’apparition du tribalisme et du communautarisme
dans cette région du monde. D’après des observateurs indépendants (lors de mon stage au sein d’une institution de l’Union européenne)
les évangélistes ne sont pas étrangers à ce phénomène. Mais la source ou la porte ouverte à
ce genre de dérapage restent: la pauvretéet le manque de solidarité entre les membres
de la société…
De nouveau je rappelle à tout le monde mon attachement à la démocratie, à la liberté de culte
et au respect de notre culture diversifiée.
Actuellement, on entend souvent un discours  extrémiste qui ressemble beaucoup
à celui que l’on a connu lors des guerres civiles en Bosnie, au Liban ou encore
entre les Tutsis et les Hutus…il suffit pour cela de lire certains sites évangélistes.
Comment peut-on construire une démocratie et un pays fort en Algérie ou au Maroc?
Sûrement pas avec le tribalisme.
En Afrique du Nord, c’est la seule région où il est très difficile de distinguer entre les ethnies,
parce qu’elles ont été très mélangées pendant des siècles ;(Voir archives)
Tout le peulpe algrien ou marocain porte en lui l’héritage bérbéro-arabe.
Le problème est que certains intrus récupèrent le fait culturel pour inciter à la haine
et à la division.
La dernière recommandation de l’ONU est claire, elle incite à l’enseignement
des langues du pays, sans toucher à l’unité des pays concernés, ni au choix d’une langue officielle.
Pour certains, ils utilisent des termes guerriers (Rwanda) pour attenter à la beauté
de ces pays: arabe amazighisés, amazighes arabisés…
Comme ce qu’on a vu en Cote d’Ivoire, où on parlait de l’ivoirité d’un candidat
à la présidence. Finalement, ceux qui croyaient être les vrais habitants
de la Côte d’Ivoire étaient juste des migrants des pays voisins (Archives)..
C’est ce genre de voies qui mènent vers la guerre civile que l’on essaie d’exporter vers le Maroc, car
en Algérire c’est déjà monnaie courante.
Il ne suffit pas de parler une langue pour prouver son appartenance à une région:
Un petit algérien qui parle l’allemand en Allemagne, n’est pas pour autant Allemand.
Si tu parles le franças, tu n’es pas nécessairement français, ou l’arabe pour être arabe,
ou tamazight pour être amazighe.
Mais, rien ne t’empêche d’aimer toutes les langues du monde, d’apprendre la tienne
et d’être lié avec les autres par une langue administrative et une histoire, une religion
et des valeurs communes.
Donc, la bataille à mener doit l’être contre la pauvreté, le tribalisme,
et pour la démocratie, la tolérance et la stabilité dans le Maghreb.
Je clôture ainsi mon mois de modératrice, et je rentre en France.
Je passe la main à mes frères et compatriotes marocains.
Je salue mes pays: le Maroc, l’Algérie et la France.

Madame HAJJI (franco-maroco-algérienne)

YENNAYER DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE TOUAREG

YENNAYER DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE TOUAREG
Dimanche 16 janvier 2011 à 14h30
Au Centre Culturel Municipal Mirabeau
5, Impasse Albarel Malavasi 13015 Marseille

Suite à l’enlèvement des cinq salariés de la multinationale Française AREVA à Arlit dans le pays Touareg du Niger, on nous reparle encore des populations Amazighs du Niger et du Mali pour insinuer que ces dernières participent par leur passivité aux activités des groupes armés liés à Al qaïda qui sévissent dans ces régions. Rien n’est plus faux. Subissant depuis très longtemps déjà le dictat des pouvoirs autoritaires centraux des pays de la région, ces populations sont aussi victimes des actions terroristes des groupes armés islamistes. Elles sont en effet les premières cibles de ces bandes armées. Le chantage et l’assassinat sont leurs lots quotidiens dès qu’elles se montrent réfractaires aux ordres donnés par les groupes armés.
La lutte sous toutes ses formes des peuples touareg a démontré par le passé et démontrent encore à la lumière des dernières initiatives dans l’AZAWAD, le caractère éminemment démocratique de leur combat. Ce combat pour la dignité, l’épanouissement de leur identité et la juste répartition des richesses que recèle leur sous-sol et qui profitent jusqu’à présent aux multinationales qui les exploitent avec la complicité des pouvoirs centraux, ce combat donc demeure méconnu de l’opinion publique en général et des peuples amazigh de l’Afrique du Nord en particulier.
La solidarité avec le peuple Touareg passe donc nécessairement par une large diffusion de l’information sur sa lutte. Et c’est dans cet objectif que l’association ZARI pour la promotion de la Culture Amazigh et l’association TAMOUST Survie Touarègue (Lyon), avec le soutien de Radio Galère, célèbrent Yennayer 2961 (Nouvel an Amazigh) sous le signe de solidarité avec le Peuple Touareg.
Cette initiative est organisée avec la contribution de la Mairie des 15èm-16ème arrondissement de Marseille avec qui nous avons déjà établi un partenariat privilégié. Elle se déroulera le :
Dimanche 16 janvier 2011 à 14h30
Au Centre Culturel Municipal Mirabeau
5, Impasse Albarel Malavasi 13015 Marseille
Programme :
14h30 : Film – documentaire sur la lutte du peuple Touareg
15h15 : Conférence – débat : Actualité de la lutte du peuple Touareg,
animée par Abdullay Attayoub Président de l’association TAMOUST (Lyon).
17h15 : Après midi musical animé par Saïd ZEROUALI, le Groupe ZARI et d’autres surprises
9h15 : Repas traditionnel de Yennayer
14h00 -21h00 : Exposition diverse –Culture Amazighe (Livres- bijoux –poterie- etc. …)
PAF : 10€
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Vous voulez vous informer sur l’actualité des peuples amazigh ?
Ecoutez : « Tiγri Ussirem » tous les vendredi de 21h45 à 23h
Sur radio Galère (88.4FM ou http://www.radiogalere.org)

LA GROTTE ECLATEE (Yamina MECHAKRA)

LA GROTTE ECLATEE (Yamina MECHAKRA)

4 Juin 1962

Cinq heures du matin. Un soleil rouge et ruisselant se levait derrière les collines.

La caravane s’immobilisa au bord de la frontière. Je glissai de la fourgonnette. Debout, le soleil dans le dos, le vent dans les cheveux, la main sur mon cœur, je me dis tout bas mon pays et ma maison, ma grotte et ma peine.

Quelque part dans le monde, une autre femme peut-être, debout sur une autre frontière priait pour la dernière fois.

Je laissai tomber mon bras puis je me déchaussai.

De mes pieds couverts des cratères du napalm, mes pieds nus et carbonisés, je foulai avec douceur la terre brûlante de mon pays.

Je fis un pas. puis un autre, puis encore un autre. Les cailloux me déchiraient la peau. Les ronces m’égratignaient, j’eus soif, j’eus mal à la tête et m’évanouis.

Quand je me réveillai, j’étais allongée au pied de la fourgonnette, le cadavre castré me passait un peu d’eau sur le visage. Il devait être midi. Je lui demandai de verser un peu d’eau fraîche sur le cercueil métallique. Kouider devait suffoquer.

Mon fils tendait l’oreille à la voix du poète, qui le tenait dans ses bras.

Je laissai la caravane gorgée de milliers d’émigrés sur la route de Tébessa et partis avec le poète, le cadavre castré et Rima à la recherche d’un arbre nu et déchiré, mort debout, au pied duquel dormaient ma grotte et mes amis.

Je le vis au bout de ma route, les bras levés vers le ciel.

Face à mon arbre, je cessai de respirer et le regardai avec mes yeux mêlés aux yeux de Kouider.

Je m’approchai de lui et glissai mes lèvres sur son écorce rugueuse.

Il avait survécu à mes amis. Il était ce quelque chose qui avait poussé dans ma mémoire quand ma grotte mourut, il était l’unique quelque chose qui me parlait encore de mes amis J’y accrochai ma ceinture.

Le sol ne trahissait plus l’existence de ma grotte.

J’arrachai une motte de terre. Je l’emporterai avec moi à ARRIS. Je la déposerai dans une jarre et j’y planterai des marguerites.