FESTIVAL CULTUREL NATIONAL ANNUEL DU FILM AMAZIGH À TIZI OUZOU Mouloud Feraoun ouvre le bal



La soirée d’ouverture de cette manifestation se voudra un bel hommage dédié à ce célèbre instituteur disparu un certain 15 mars 1962 et ce, en projetant un long métrage sur sa vie, signé Ali Mouzaoui.

Se déroulant du 15 au 20 mars prochain, la dixième édition du Festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) aura pour point d’attache cette année, Tizi Ouzou. C’est désormais dans cette ville que le festival institutionnalisé se déroulera et nulle part ailleurs. Ainsi s’achève sa longue aventure d’itinérance. Le festival a bien su rendre compte, au fil des années, des objectifs qu’il s’est tracés et ce, avec succès.
Promouvoir le cinéma algérien d’expression amazighe et encourager la création artistique dans cette langue mais aussi sensibiliser le public au cinéma et à l’audiovisuel amazigh dans sa diversité et donner aux créateurs la possibilité de mieux faire connaître leurs oeuvres en assurant la promotion et la diffusion des films amazighs en version originale, sont les quelques objectifs inscrits dans sa ligne de conduite. Il est devenu aussi un lieu propice pour l’échange grâce au débat et l’organisation d’ateliers de formation, en l’occurrence à l’adresse de nos jeunes réalisateurs en herbe. Cette année, une bonne brochette de films des plus récents est au programme. Sans le dévoiler, on relèvera le titre du film qui sera présenté à la soirée d’ouverture. Il s’agit de Mouloud Feraoun de Ali Mouzaoui, une fiction relatant les péripéties de ce célèbre instituteur algérien, le père du Fils du pauvre.
Dans ce film poignant nous découvrirons les trois phases d’évolution de Feraoun campé par trois personnages différents. Le personnage principal sera interprété par Mohamed Chaâban que l’on retrouve dans la peau de Mokrane dans le film La Colline oubliée de Abderrahmane Bouguermouh.
«C’est une personne magnifique, très malléable. Ce qui m’a intéressé ce sont les postures qu’on a réussi à lui faire jouer», avoue Ali Mouzaoui. «Le dialogue, nous apprend-on, vient en support comme accompagnement au film.» Et de faire remarquer: «Feraoun a été repris sur ses trois aspects, Feraoun tel que le petit Fouroulou, puis en tant qu’écolier et enfin Feraoun en tant qu’adulte.»
Le tournage de ce film a duré quatre semaines nous a-t-on appris et ce, de 4 heures du matin à 23 heures. Avant Tizi Ouzou, ce film a été présenté il y a un mois en avant-première à Montpellier. Enthousiaste, le réalisateur souligne les bonnes conditions professionnelles dans lesquelles son film a été projeté et espère qu’il en soit autant en Algérie. «Le film avait été projeté dans un multiplexe en présence de trois témoins qui ont connu Mouloud Feraoun, dont un avait travaillé durant deux ans avec lui et un autre, Philippe Monoyer, avait travaillé comme journaliste de 1948 à 1956. Il avait rencontré Feraoun. La projection a eu lieu en présence d’un public select suivi d’un très bon débat.» Aussi, en plus de cette première sur le film au Festival du film amazigh, un colloque sera organisé et portera sur la vie et l’oeuvre de Mouloud Feraoun. Cela coïncidera avec le 15 mars, date anniversaire de son assassinat par un commando de l’OAS. «Je pense que ce sera quelque chose de très beau! Il y aura également un stand spécialement pour Feraoun où sera exposé tout le cheminement qui nous a conduit au film, dont de photos assez incongrues notamment celle où l’on voit toute l’équipe endormie car le tournage fut épuisant. Des photos de plateaux, énormément d’images et des échos de presse. C’est un professionnel en communication qui nous prépare ce travail», nous fera remarquer le réalisateur de Mimezrane. Ce dernier ne manquera pas de rappeler combien le côté esthétique dans un film compte beaucoup d’autant plus la lumière, le décor, la qualité de l’image et la fraîcheur des comédiens dont beaucoup joueront pour la première fois. «Jouer, dit-il, sur l’aspect plastique du film compte énormément». Mais, chut! Ne dévoilons pas tout. Pour le reste, le Festival du film amazigh, c’est aussi et toujours la compétition dans plusieurs catégories, notamment: long métrage fiction, court métrage, documentaire et animation. Un jury constitué de personnalités et de professionnels du cinéma décernera l’Olivier d’Or pour chaque catégorie. Cette année, pour rappel, le jury sera présidé par le scénariste et écrivain Akli Tadjer. Parmi les invités, on retiendra le nom de Moussa Haddad, réalisateur du film culte Les vacances de l’Inspecteur Tahar et assistant réalisateur de la Bataille d’Alger, Kamal Hamadi, auteur, compositeur, interprète et grande figure de la chanson kabyle, ainsi que Charles Nemes, réalisateur, scénariste et acteur français. Enfin, c’est la Roumanie qui est l’invité d’honneur à cette dixième édition du Fcnafa. Gageons que cette année sera des plus réussies.

O. HIND (http://www.lexpressiondz.com/article/3/2010-02-16/73134.html)

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2 réflexions sur “FESTIVAL CULTUREL NATIONAL ANNUEL DU FILM AMAZIGH À TIZI OUZOU Mouloud Feraoun ouvre le bal

  1. BEN ça fait plaisir de voir cette richesse qui s’elargie de plus en plus dans notre payé et pour me presenté donc voila je suis un auteur compositeur de musique instrumental et musique de film aussi qui voudrais bien rencontré des gen ds se festival notamment cherif kheddam et je trouve que ça serais vraimment l’invité qui ‘il faurais invité cette annee donc voila je vourais que se festival sera une reussite merci

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